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Le comte de Toulouse fait bénir ses étendards à ...


Numéro d'inventaire:

92 3 1 ;

Dénomination / Titre / Désignation:

Le comte de Toulouse fait bénir ses étendards à ;
tableau ;
esquisse ;

Auteur:

BENJAMIN-CONSTANT (dit) ;En savoir plus

Nom : BENJAMIN-CONSTANT (dit)
Lieu de naissance : Paris
Date de naissance : 1845
Lieu de décès : Paris
Date de décès : 1902

Date de création / Datation:

1851-1900 ;

Fonction d'usage:

commande ;

Utilisateur / destinataire:

Ville de Toulouse ;En savoir plus

Nom : Ville de Toulouse

Lieu d'util. / dest.:

Salle des Illustres ;

Date d'util. / dest.:

1892 ;

Matière:

carton ;

Technique:

peinture à l'huile ;

Mesures:

Hauteur : 70 ; Largeur : 52 ;

Domaine / Discipline:

Peinture ;

Situation:

Non exposé ;

Description:

Cette esquisse est l’une des rares conservées au musée des Augustins qui permette de suivre l’élaboration des décors de Benjamin-Constant à la Salle des Illustres du Capitole. Elle est fort précieuse car elle témoigne d’une première pensée pour une composition du mur nord qui fut abandonnée au profit du thème d’Urbain II. L’épisode initialement prévu était celui du départ de Raymond IV, comte de Toulouse, pour la première croisade. En bon peintre orientaliste, Benjamin-Constant assigne un rôle architectural de premier plan à l’arc surbaissé dans la mise en place de la composition. Ce dispositif, une véritable signature artistique, lui sert pour les sujets de harem comme pour certaines scènes antiques. Le choix d’un ton neutre, comme une réserve, pour l’arc, opposé aux couleurs chatoyantes de la représentation de l’épisode historique, est une très belle invention qui confère une profondeur de champ et l’épaisseur du mystère à la scène. Les étendards virevoltants répondent aux panaches agités par le vent dans des jeux de couleurs acides hautement artificielles. On connaît l’application érudite de Benjamin-Constant dans le rendu des atmosphères antiques, médiévales ou orientales. S’agissant ici d’une esquisse très informelle, l’artiste s’est contenté de capter l’atmosphère d’une cérémonie fiévreuse sous les ors de l’Eglise. Un halo doré enveloppe le défilé des cavaliers devant une foule représentée de dos, en ombres chinoises. On croit distinguer des détails vestimentaires anachroniques qui renforcent la fantasmagorie de cette fête médiévale. En dépit de la petite taille du tableau, Benjamin-Constant a conçu sa composition en peintre-décorateur. Disposant la foule en plusieurs plans distingués par les contrastes lumineux, il crée une sorte d’avant-scène où l’observateur placé salle des Illustres chercherait à se faufiler pour mieux voir le défilé des cavaliers. Benjamin-Constant était passé maître dans la recherche de la multiplicité des points de vue, ce qui explique son succès dans les grands décors. Le décor du Capitole correspond aux dernières années d’activité du peintre. Cette esquisse est vraisemblablement l’une des toutes premières préparatoires à ces peintures monumentales. © Toulouse, musée des Augustins - Axel Hémery, notice tirée du catalogue « 25 ans d’acquisitions au musée des Augustins (1985-2009) », 2009. ;

Image:

© Photo Daniel Martin ;

Musée:

Musée des Augustins ;