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Niobé - tête - Tête de femme


Numéro d'inventaire :

Ra 367

Dénomination / Titre / Désignation :

Niobé
tête
Tête de femme

Date de création / Datation :

16e-18e siècle ; Epoque moderne

Matière :

marbre

Mesures :

Hauteur en cm : 38 ; Longueur en cm : 25 ; Profondeur en cm : 28

Lieu de collecte :

Lieu de collecte incertaine

Situation :

Non exposé

Description :

Niobé en avait, selon la tradition homérique, six filles et six fils (les Niobides). Fière de cette féconde maternité, elle osa la comparer à celle de la déesse Léto qui, séduite par Zeus, n'avait mis au monde qu'Apollon et Artémis. Ces derniers vengèrent leur mère de cet affront en décochant leurs flèches sur les enfants de Niobé, sous les yeux horrifiés de celle-ci, qui supplia les dieux d'épargner ses enfants. Seuls, la jeune Chloris, devenue pâle de frayeur pour le restant de ses jours d'avoir vécu ce drame, et l'un de ses frères, échappèrent au massacre. Accablée de douleur, Niobé s'enfuit en Asie Mineure où elle se transforma en rocher. On montrait la source jaillissant de celui-ci, alimentée par les larmes de Niobé. La tête du musée Saint-Raymond est fort proche de celle de la célèbre statue antique de Niobé découverte en 1583 dans une vigne romaine, près de la porte San Giovanni, et acquise peu de temps après par le cardinal Ferdinand de Médicis. Avec le groupe inséparable et de même origine des Niobides, l'œuvre fut admirée, à Rome, dans le jardin de la Villa Médicis, et ce jusqu'en 1769. Ces sculptures, maintes fois copiées en tout ou en partie, étaient très connues aux XVIIe et XVIIIe siècles. Le sculpteur toulousain Pierre Lucas (1692-1752) en aurait-il réalisé cette copie comme pourrait le laisser penser son portrait peint par Pierre Hubert Subleyras, vers 1725, et aujourd'hui conservé aux musée des Augustins ? Daniel Cazes, 2001.

Image :

© Jean-François Peiré

Musée :

Musée Saint-Raymond