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Saint Marc Evangéliste - tableau


Numéro d'inventaire:

2003 1 1

Dénomination / Titre / Désignation:

Saint Marc Evangéliste
tableau

Auteur:

ASSERETO, Gioacchino En savoir plus

Nom : ASSERETO
Prénom : Gioacchino
Lieu de naissance : Gênes
Date de naissance : 1600
Lieu de décès : Gênes
Date de décès : 1649

Date de création / Datation:

1639 après

Matière:

toile

Technique:

peinture à l'huile

Mesures:

Hauteur : 95 cm ; Largeur : 71 cm

Domaine / Discipline:

Peinture

Situation:

Exposé

Description:

Ce tableau a été acquis immédiatement après l’exposition et la parution du catalogue raisonné des peintures italiennes du musée. Cet ouvrage avait révélé que la collection était moins dépourvue d’œuvres de l’école génoise que l’on ne le croyait, deux tableaux anonymes étant rendus à Vassallo et à Valerio Castello. On peut y adjoindre une œuvre vénitienne et deux œuvres romaines respectivement de Strozzi et de Gaulli, deux des plus grands peintres formés à Gênes au XVIIe siècle. Connu et publié avant d’être acquis par le musée, ce tableau illustre les meilleures qualités de l’art d’Assereto au cours des années 1640, les dernières de sa carrière. L’évangéliste est représenté dans l’attitude traditionnelle de l’écoute d’une inspiration divine. Il a levé la plume un instant et tourné un regard énergique et docile à la fois vers un point invisible. Dans un décor nu, le peintre s’est contenté d’évoquer la présence du lion, attribut de saint Marc, par une représentation stylisée reléguée dans l’ombre. Le livre, le parchemin et la plume occupent en revanche une place de première importance, avec les mains extraordinairement vivantes du saint. La palette réduite à des tons bruns est caractéristique du peintre tout comme les effets de matière. Assereto exprime avec force la vieillesse du personnage par ses empâtements puissamment éclairés soulignant les rides. Notre peintre s’inscrit dans le courant naturaliste post-caravagesque de la peinture européenne. Ses racines génoises s’expriment également dans une recherche de séduction formelle au moyen d’une touche virtuose et d’une tonalité mordorée également présentes chez Van Dyck ou Giulio Cesare Procaccini dans leur période génoise. Ce tableau fut le premier de l’école italienne à entrer dans les collections depuis ceux de la collection Calvet en 1971. © Toulouse, musée des Augustins - Axel Hémery, extrait de la notice tirée du catalogue « 25 ans d’acquisitions au musée des Augustins (1985-2009) », 2009.

Image:

© Photo Daniel Martin

Musée:

Musée des Augustins