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Martyre de saint Barthélémy - tableau - modello


Numéro d'inventaire :

1999 1 1

Dénomination / Titre / Désignation :

Martyre de saint Barthélémy
tableau
modello

Auteur :

RIVALZ, Antoine En savoir plus

Nom : RIVALZ
Prénom : Antoine
Lieu de naissance : Toulouse
Date de naissance : 1667
Lieu de décès : Toulouse
Date de décès : 1735

Date de création / Datation :

1688 entre ; 1700 et

Lieu de création :

Rome

Fonction d'usage :

projet de décoration
tableau d'autel

Matière :

papier ; toile ; papier marouflé sur toile

Technique :

peinture à l'huile

Mesures :

Hauteur : 106 ; Largeur : 100

Domaine / Discipline :

Peinture

Situation :

Non exposé

Description :

L’existence d’une composition de Rivalz représentant le « Martyre de saint Barthélémy » était connue par les sources anciennes et grâce à la gravure de Barthélémy Rivalz (musée Paul Dupuy), le cousin du peintre, qui gravait les meilleures compositions de ce dernier. Le tableau définitif n’a pas été identifié mais une copie du XVIIIe siècle (attribuée par Jean Penent à Fauré) est conservée à la cathédrale Sainte-Cécile d’Albi. En 1999, le musée achetait à New York le « modello » reconnu comme toulousain par Jean-Claude Boyer et identifié par Jean Penent. En 2002, le musée Paul-Dupuy parvenait à acheter sur le marché de l’art parisien un dessin préparatoire à cette composition, comportant au recto un « Martyre de sainte Agathe ». La présence de ces trois œuvres dans les collections toulousaines permet de comprendre la genèse de cette composition et laisse espérer la réapparition du tableau définitif. Les différences entre le dessin et le « modello » sont significatives. Le groupe constitué du saint allongé et de ses bourreaux est à peu près défini dès l’étape du dessin. En revanche, le choix d’une composition verticale pour l’esquisse peinte permet de renforcer l’impression solennelle laissée par l’architecture sévère et les deux masses du souverain sur son trône et de la statue de Jupiter. Le sentiment de claustrophobie est souligné par la présence obsédante du dallage. L’assistance est laissée dans la pénombre, créant ainsi un effet de contre-jour similaire à celui produit par le dais surmontant le trône et par la statue. La lumière est réservée au groupe de figures du premier plan, frappant violemment le torse du martyre et soulignant les drapés d’un blanc éblouissant du saint et du grand prêtre. Le robuste bourreau au turban bleu évoque irrésistiblement le maçon de la Construction d’une ville en Germanie par les Tectosages de Jouvenet pour le Capitole, tableau qui allait marquer durablement Rivalz, appelé à compléter cette série de tableaux sur l’histoire de Toulouse. Toutefois, le modèle indiscutable de la composition est l’un des sommets de la carrière romaine de Poussin, le « Martyre de saint Erasme » peint pour Saint-Pierre (Rome, Musei Vaticani). Rivalz emprunte à son glorieux aîné la conception générale de la scène et en capte toute l’énergie et la gravité. Le percement du bras avec un objet aiguisé n’égale toutefois pas tout à fait en atrocité les entrailles de saint Erasme exposées à la vue de tous dans le tableau de Poussin. Entre dessin et peinture, cette oeuvre majeure de la période romaine permettait de découvrir une facette nouvelle du talent de Rivalz. © Toulouse, musée des Augustins - Axel Hémery, notice tirée du catalogue « 25 ans d’acquisitions au musée des Augustins (1985-2009) », 2009.

Image :

© Photo Daniel Martin

Musée :

Musée des Augustins