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Clémence Isaure - buste


Numéro d'inventaire:

2004 1 90

Dénomination / Titre / Désignation:

Clémence Isaure
buste

Auteur:

CHARPENTIER, Julie En savoir plus

Nom : CHARPENTIER
Prénom : Julie
Lieu de naissance : Paris
Date de naissance : 1770
Lieu de décès : Paris
Date de décès : 1845

Date de création / Datation:

1822

Fonction d'usage:

commande

Utilisateur / destinataire:

Etat En savoir plus

Nom : Etat

Lieu d'util. / dest.:

Toulouse

Date d'util. / dest.:

1815 ; 1823

Matière:

marbre

Technique:

taille avec mise aux points ; revers partiellement évidé

Mesures:

Hauteur : 56,5 ; Largeur : 43,7 ; Profondeur : 24,5 ; Hauteur (Socle) : 17,3 ; Largeur (socle) : 23 ; Profondeur du socle : 23

Domaine / Discipline:

Sculpture

Situation:

Non exposé

Description:

Mlle Charpentier, comme d’autres sculpteurs de son temps, reçut la commande de nombreux bustes de personnages historiques, souvent à caractère commémoratif. Ce buste en marbre, dont le matériau fut remis par l’Etat au sculpteur en 1820 et pour lequel Mlle Charpentier fut payée 1500 francs, représente Clémence Isaure, de manière très frontale et symétrique, sur un socle sculpté orné d’une lyre et de fleurs, évocation de la poésie et des Jeux floraux dont elle fut la mythique créatrice. Le fermoir est orné d’une représentation de la Vierge, dédicataire des Jeux. A l’instar de Félicie de Fauveau, Julie Charpentier donne ici un bel et rare exemple de sculpture « troubadour », pour reprendre le terme utilisé pour décrire le mouvement de retour au Moyen Âge et aux sources nationales, dans lequel s’illustrèrent notamment les peintres lyonnais Révoil et Richard, mais aussi Ingres et bien d’autres. Seuls ici le vêtement et la coiffure évoquent le Moyen Âge. Le visage est inspiré, ainsi que l’a relevé Roschach en 1865, de la tête de la statue de Clémence Isaure alors conservée salle Clémence Isaure au Capitole puis, à partir de 1896, dans la loggia de l’hôtel d’Assézat, statue énigmatique, recomposée à partir d’éléments de gisants du XIVe siècle. Le buste ne fut jamais installé à la Daurade, mais le caractère funéraire de l’œuvre est évident, encore accentué par l’absence de traitement de l’iris de l’œil (reçut-il une peinture dont aucune trace n’est aujourd’hui conservée) qui crée une impression de recueillement intérieur et de méditation parfaitement appropriée et qui va bien au delà de la simple effigie commémorative. © Toulouse, musée des Augustins - Alain Daguerre de Hureaux, extrait de la notice tirée du catalogue « Cent ans de sculpture (1750 -1850) - La collection du musée des Augustins », 2002.

Image:

© Photo Daniel Martin

Musée:

Musée des Augustins