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Laissez venir à moi les petits enfants - Jésus a...


Numéro d'inventaire:

1994 2 1

Dénomination / Titre / Désignation:

Laissez venir à moi les petits enfants
Jésus accueille les enfants
bas-relief
esquisse

Auteur:

ARCIS, Marc En savoir plus

Nom : ARCIS
Prénom : Marc
Lieu de naissance : Mouzens
Date de naissance : 1655
Lieu de décès : Toulouse
Date de décès : 1739

Date de création / Datation:

1701-1750

Matière:

terre cuite

Technique:

bas-relief

Mesures:

Hauteur : 23.3 ; Largeur : 36.7 ; Hauteur avec cadre en cm : 31.8 ; Largeur avec cadre en cm : 47.5

Domaine / Discipline:

Sculpture

Situation:

Non exposé

Description:

Si la carrière de Marc Arcis s’est essentiellement déroulée à Toulouse, il n’en fut pas moins un artiste parfaitement ancré dans l’art français des années 1670 à 1730, par son parcours, son talent et les enjeux qu’il plaçait dans l’exercice de son art. L’un de ces enjeux tenait à l’enseignement académique, enseignement auquel il était très attaché et qu’il contribua à faire appliquer à Toulouse. Lui-même se plaisait à l’inscrire dans ses oeuvres, ce dont témoigne parfaitement ce petit bas-relief, et par son sujet, et par sa manière. Cette esquisse entrée au musée en 1993 n’est rattachée à aucune œuvre connue de l’artiste. Le thème évoqué est tiré des Evangiles : « Alors des gens lui amenèrent des enfants, pour qu’il leur imposât les mains en disant une prière. Mais les disciples les rabrouèrent. Jésus dit : « Laissez faire ces enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le Royaume des cieux est à ceux qui sont comme eux. Et, après leur avoir imposé les mains, il partit de là. » (Matthieu, 18.19-13). Dans cette étude préparatoire Arcis s’est appliqué à la conception générale du sujet, la mise en place de la perspective, la gradation du relief, l’ordonnance des figures et la disposition des drapés. Pour traiter ce thème édifiant, le sculpteur se fonde sur une invention guidée, toujours, par la convenance de représentation. En l’occurrence selon les principes qui furent débattus à l’Académie royale de peinture et de sculpture, moins d’une décennie avant qu’Arcis n’intègre l’institution parisienne. L’observation d’œuvres antiques et modernes incita les sculpteurs à formuler leurs positions sur le traitement du bas-relief qui, selon les mots de Thomas Regnaudin « réunit la peinture et la sculpture. Il prend de ces deux arts ce qu’ils ont de plus beau. Il marie le dessein géométral du sculpteur dans les figures posées sur le devant, avec le dessein perspectif du peintre dans les figures posées sur le fond… ». Cette conception du bas-relief a été adoptée à plusieurs reprises par Arcis. Notamment lorsqu’en 1720, il réalisa le « Martyre de saint Sernin » pour le retable de l’abbatiale de Toulouse, ou celui, dans les mêmes années, d’Apollon et les muses pour la salle de l’Opéra (musée de l’Ariège, Foix). Ce goût pour une ordonnance classique était commun à Arcis et à son ami le peintre Antoine Rivalz ainsi qu’au dessinateur Raymond Lafage, également acquis à la prééminence du dessin et à la nécessité de l’enseigner. Un enseignement qu’ils promurent ensemble en initiant la fondation de l’Académie de Toulouse, en dépit de toutes les oppositions : une démarche qui a pu, comme on se plaisait à le faire alors, sous-tendre symboliquement le sujet de ce bas-relief. © Toulouse, musée des Augustins - Fabienne Sartre, extrait de la notice tirée du catalogue « 25 ans d’acquisitions au musée des Augustins (1985-2009) », 2009.

Image:

© Photo Daniel Martin

Musée:

Musée des Augustins