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Buste de l'Enfant martyr - Enfant aveugle - bust...


Numéro d'inventaire :

49 6 156

Dénomination / Titre / Désignation :

Buste de l'Enfant martyr
Enfant aveugle
buste à l'italienne

Auteur :

LABATUT, Jules-Jacques En savoir plus

Nom : LABATUT
Prénom : Jules-Jacques
Lieu de naissance : Toulouse
Date de naissance : 1851
Lieu de décès : Biarritz
Date de décès : 1935

Date de création / Datation :

1876-1900

Matière :

terre cuite

Technique :

moulage ; ?

Mesures :

Hauteur : 42 ; Largeur : 34.5 ; Profondeur : 20

Domaine / Discipline :

Sculpture

Situation :

Non exposé

Description :

Après avoir intégré l’Ecole des Beaux-Arts de Toulouse à l’âge de 17 ans, Jules Jacques Labatut partit à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris en 1875 où il fut l’élève de François Jouffroy et Antonin Mercié. Le musée des Augustins conserve sept oeuvres de cet artiste dont l’esquisse de la statue en marbre exposée à la Salle des Illustres du Capitole : « Raymond VI, comte de Toulouse, confirme les libertés accordées par ses aïeux à la ville de Toulouse ». Membre du groupe des « Toulousains », sculpteurs de la fin du XIXème réunis autour de la personnalité de Falguière, il réalisa « L’Hiver » au sein des quatre saisons, marbres exposés au salon rouge du musée. En 1889 un très riche amateur toulousain commanda à Falguière, Mercié, Marqueste et Labatut , les quatre représentants les plus célèbres alors de la sculpture toulousaine, ces quatre oeuvres que la ville put acquérir en vente publique en 1977. Cette terre cuite anciennement appelée « Enfant aveugle » est l’esquisse ou la réplique du buste de l’ « Enfant martyr », plâtre également conservé au musée (Inv. 2004 1 186). Le marbre, lui, fut acheté par l’Etat et il fait partie des collections du musée du Luxembourg. Denis Milhau dans le catalogue de l’exposition de 1991 dédiée à cette sculpture toulousaine du XIXème siècle indiquait que la statue de l’hiver « permet de voir chez Labatut le devenir du réalisme anecdotique d'un Ponsin-Andarahy mais infléchi d'un naturalisme baroquisant et méticuleux comparable à celui que Huysmans critiquait ». Cette remarque un peu dure pourrait en partie s’appliquer à l’ « Enfant martyr » qui n’est pas sans rappeler le très célèbre « Martyr chrétien » de son aîné Falguière. Tout en intériorité et pudeur, l’enfant gracile attend son supplice, les yeux clos. Le modelé délicat vient renforcer la fragilité du modèle. © Toulouse, musée des Augustins - Caroline Latour

Image :

© Photo Daniel Martin

Musée :

Musée des Augustins