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Buste du prophète Elisée - statuette - esquisse


Numéro d'inventaire:

2002 3 1

Dénomination / Titre / Désignation:

Buste du prophète Elisée
statuette
esquisse

Auteur:

ARCIS, Marc En savoir plus

Nom : ARCIS
Prénom : Marc
Lieu de naissance : Mouzens
Date de naissance : 1655
Lieu de décès : Toulouse
Date de décès : 1739

Date de création / Datation:

1690 vers

Matière:

terre cuite

Mesures:

Hauteur : 13 ; Largeur : 11 ; Profondeur : 4,5 ; Hauteur piédouche : 5

Domaine / Discipline:

Sculpture

Situation:

Non exposé

Description:

Dès sa première commande pour les bustes en terre cuite de la salle des Illustres (1674), Marc Arcis fut apprécié pour sa capacité à transcrire l’acuité psychologique des visages, réels ou imaginaires. Tout au long de sa carrière, il réalisa en marbre ou modela dans la terre de nombreux portraits, certains de petit format, pour la plupart dispersés et peu documentés. Ce « Buste d’Elisée » est une oeuvre précieuse, tant par sa taille très réduite que par son raffinement et son expressivité. Le lien entre cette belle tête et « Elisée », l’un des prophètes de la chapelle du Mont-Carmel, est fondé sur l’inscription qui accompagne le buste. Celle-ci, qui présente la sculpture comme un objet de collection, est portée sur un papier collé à même la terre creusée au revers de la tête. Elle semble dater de la fin du XVIIIe ou du début du XIXe siècle. Dans les années 1690, alors qu’Arcis avait quitté Paris pour une carrière de sculpteur du roi en province, le magistrat Vendages de Malapeire, concepteur et fondateur de la chapelle du Mont-Carmel édifiée dans le couvent des grands carmes de Toulouse, lui avait confié la réalisation de quatre figures emblématiques de l’ordre, quatre prophètes plus grands que nature : Elie, Agabus, Elisée et Simon Stock, agenouillés sur les degrés menant à l’autel. Conservées au musée des Augustins, ces figures en terre cuite qu’il avait recouvertes d’un enduit imitant le marbre, demeurent parmi les rares vestiges de ce décor disparu. Comme souvent dans l’Oeuvre d’Arcis, les visages d’hommes mûrs rendent compte de sa réflexion sur la dignité du canon antique qu’il associe à l’étude précise du modèle vivant, afin de donner à chaque oeuvre un caractère d’invention qui lui est propre. Dans cette « Tête d’Elisée », la noblesse des traits est marquée par une expression vive, précise jusqu’aux veines qui courent à la surface de la peau. Elle traduit ainsi les connaissances anatomiques acquises par les artistes du XVIIe siècle, les liens qu’ils établissent entre la physiologie, l’âge et le rendu réaliste du caractère et des émotions en accord avec l’action décrite ou le sujet prescrit. Une convenance qu’illustre parfaitement ce buste pour lequel Arcis associe en virtuose méditation et délectation de l’objet de collection. © Toulouse, musée des Augustins - Fabienne Sartre, extrait de la notice tirée du catalogue « 25 ans d’acquisitions au musée des Augustins (1985-2009) », 2009.

Image:

© Photo Daniel Martin

Musée:

Musée des Augustins