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Enfant martyr - statue - modèle original


Numéro d'inventaire :

2004 1 186

Dénomination / Titre / Désignation :

Enfant martyr
statue
modèle original

Auteur :

LABATUT, Jules-Jacques En savoir plus

Nom : LABATUT
Prénom : Jules-Jacques
Lieu de naissance : Toulouse
Date de naissance : 1851
Lieu de décès : Biarritz
Date de décès : 1935

Date de création / Datation :

1903

Matière :

plâtre

Mesures :

Hauteur : 121 ; Largeur : 59 ; Profondeur : 65

Domaine / Discipline :

Sculpture

Situation :

Non exposé

Description :

Après avoir intégré l’Ecole des Beaux-Arts de Toulouse à l’âge de 17 ans, Jules Jacques Labatut partit à l’Ecole Nationale des Beaux-Arts de Paris en 1875 où il fut l’élève de François Jouffroy et Antonin Mercié. Le musée des Augustins conservent sept oeuvres de cet artiste dont l’esquisse de la statue en marbre « Raymond VI, comte de Toulouse, confirme les libertés accordées par ses aïeux à la ville de Toulouse » exposée à la Salle des Illustres du Capitole. Cette sculpture fait partie des oeuvres majeures de l’artiste. A l’occasion de la rétrospective organisée par le musée Saint-Raymond en 1936 un après sa mort, E.-H. Guitard, alors conservateur du musée écrivait : « Le sculpteur Jacques Labatut appartenait en effet à la génération des Falguière, des Mercié, des Marqueste, des Ségoffin, des Ducuing, des Laporte-Blairsy,etc., qui, avant la guerre, portèrent très haut le renom de l’Ecole Toulousaine de Sculpture, amoureuse de la forme et de la lumière, éprise de beauté au point qu’elle n’osait reproduire le vrai visage de la souffrance ou de la passion qui déforment les traits de l’homme. Examinez par exemple l’« Enfant martyr », de Labatut, qui eu un tel succès aux expositions de Londres, Liège et Rome : pas une contorsion du corps, pas une grimace du visage ; la souffrance est pourtant profonde mais elle n’a point altéré les formes pures de l’adolescent » (Bulletin municipal de Toulouse, janvier 1936). Il est vrai que Labatut représente l’enfant tout en retenue et intériorité, attendant dignement son supplice final comme le souligne l’inscription sur le socle : « Les fauves affamés vont de leur dent cruelle - Attaquer l'innocent et déchirer son corps - mais l'âme va partir pour la vie éternelle - Il a fermé les yeux et sourit à la mort". Si ce type de sculpture a eu ses détracteurs, trop mièvre, trop habile, trop sage face à une sculpture plus puissante et expressive, rappelons ici que Falguière fut un ami de Rodin. Si les critiques les opposèrent, ces artistes se respectèrent. Ils réalisèrent d’ailleurs chacun respectivement le buste de l’autre suite à une polémique « les opposant » autour du Monument à Balzac. Celui de Rodin fut refusé au profit de celui de Falguière. © Toulouse, musée des Augustins - Caroline Latour

Image :

© Photo Daniel Martin

Musée :

Musée des Augustins