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Adoration des bergers - tableau - esquisse


Numéro d'inventaire:

1998 3 1

Dénomination / Titre / Désignation:

Adoration des bergers
tableau
esquisse

Auteur:

DESPAX, Jean-Baptiste En savoir plus

Nom : DESPAX
Prénom : Jean-Baptiste
Lieu de naissance : Toulouse
Date de naissance : 1709
Lieu de décès : Toulouse
Date de décès : 1773

Date de création / Datation:

1749 vers

Fonction d'usage:

décor

Lieu d'util. / dest.:

Eglise de Cintegabelle

Matière:

toile

Technique:

peinture à l'huile

Mesures:

Hauteur : 59 cm ; Largeur : 76,5 cm

Domaine / Discipline:

Peinture

Situation:

Non exposé

Description:

Jean-Baptiste Despax fut incontestablement le meilleur peintre de sa génération à Toulouse. Toutefois, sa production essentiellement religieuse doit être admirée dans les églises du Sud-Ouest et ne se prête pas à une présentation muséographique. Ses tableaux provenant des églises toulousaines ne sont pratiquement jamais exposés au musée des Augustins, soit parce qu’ils sont trop monumentaux, soit en raison de leurs effets de perspective totalement perdus dans un accrochage traditionnel. Le meilleur endroit pour apprécier son talent reste la chapelle des Carmélites à Toulouse. Après « L’Assomption », entrée en 1892, « L’Adoration des bergers » est la deuxième esquisse de Despax acquise par les Augustins. Elle présente l’intérêt de pouvoir être rapprochée d’un tableau encore en place dans le chœur de l’église de Cintegabelle (Haute-Garonne) et relativement bien daté, vers 1749, soit au moment de la commande des Carmélites. L’acidité des couleurs est fréquente dans les esquisses du XVIIIe siècle mais on la retrouve chez Despax aussi bien dans les « modelli » que pour les tableaux définitifs. C’est un peu sa marque de fabrique tout comme les visages aux traits peu marqués. La poésie singulière du peintre s’exprime dans une absence de contrastes et d’accents qui confine parfois à la fadeur. La composition réunit un grand nombre de figures autour de l’éclat surnaturel du drap-linceul du Christ. Les fabriques sont réduites à quelques détails architecturaux. Le peintre évite la surcharge en ménageant des espaces sans personnages. Les bergers graciles et efféminés portant des colombes témoignent de l’influence de la peinture vénitienne contemporaine à laquelle il emprunte la virtuosité de la touche et la légèreté des tons. Le pasteur prosterné devant l’Enfant reprend l’une des postures canoniques de la peinture française, la femme de la famille de Darius devant Alexandre dans la composition de Le Brun. La fluidité caractéristique de l’esquisse s’allie ici à un sens de la forme et à un degré d’achèvement affirmés. Despax se montre également un élève doué de Restout par sa science de la composition, la force de l’inspiration religieuse et l’éclat donné à la manifestation du caractère divin de l’Enfant. Cette esquisse est un bel exemple de l’inspiration féconde et de la rapidité d’exécution du peintre au cours de sa meilleure période. © Toulouse, musée des Augustins - Axel Hémery, extrait de la notice tirée du catalogue « 25 ans d’acquisitions au musée des Augustins (1985-2009) », 2009.

Image:

© Photo Daniel Martin

Musée:

Musée des Augustins