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Torque tubulaire à double fermoir - Torque


Numéro d'inventaire :

25045

Dénomination / Titre / Désignation :

Torque tubulaire à double fermoir
Torque

Date de création / Datation :

3e siècle av. J.-C.

Fonction d'usage :

pratique votive
parure

Lieu d'util. / dest. :

Fenouillet

Date d'util. / dest. :

1ère moitié 3e siècle av JC

Matière :

or

Mesures :

Diamètre en cm : torque ext. : 13 x 13,2 ; torque int.: 11 x 10,3 ; tige : 1,14 ; Poids en gr : 156,16 (après restauration)

Date de collecte :

1841, mars

Lieu de collecte :

Fenouillet (canal latéral à la Garonne) : Fenouillet

Domaine / Discipline :

archéologie ; gaulois ; croyances - coutumes ; orfèvrerie

Situation :

Exposé

Description :

Ce collier celte porte le nom de torque car le jonc de métal se compose de fils torsadés. Produits massivement en Europe ocidentale dès 1500 av. J-C, les torques sont portés par les femmes. Au début de l'âge du Fer, entre 800 et 450 av. J-C, ils deviennent l'apanage des princes et des guerriers. Ces derniers déposaient ces précieux bijoux dans des sanctuaires, sous la protection des dieux. Ils les récupéraient avant de partir au combat, se chargeant ainsi d'une ardeur belliqueuse supérieure. Ils offraient ensuite leur victoire à la divinité qui leur avait assuré force et courage. Les torques connaissent leur plus grand succès entre 450 et 50 av. J-C, les progrès de l'orfèvrerie permettant la création de pièces de plus en plus fines et complexes. Ce collier d'or témoigne de la présence, dans le Toulousain, dès le 3e siècle av. J-C, de Celtes : les Volques Tectosages. (L'Essentiel des collections, guide du MSR, 2011) Le corps est constitué de deux tubes arqués en demi-cercle décorés de fleurs en relief sur toute leur longueur et les deux tiers de leur circonférence. La face interne, qui était en contact avec le cou, est lisse. Chaque tube a été fabriqué par moulage à la cire perdue sous la forme d'un cylindre fendu sur toute sa longueur. Les deux bords ont ensuite été superposés et soudés pour fermer le tube. Ce joint longitudinal est visible sur la face interne, mais il a été partiellement effacé par le lissage et le brunissage ainsi que par l'usure. L'intérieur des tubes comporte des petites alvéoles à l'aplomb des fleurs dont certaines sont écrasées ou percées. L'épaisseur de l'or est très variable entre 3/10e et 6/10e mm. Le décor est composé de 89 demi-anneaux de fleurs disposés de façon rayonnante sur les deux tubes. Chaque demi-anneau possède un groupe de quatre fleurs encadré de trois languettes latérales. Les fleurs, identiques, sont composées d'un bouton taillé en diamant entouré de quatre pétales et sont séparées les unes des autres par un canal et un trait ciselé formant un quadrillage. Les tampons, fabriqués par fonte massive à cire perdue, sont accolés et leur jonction est noyée par la rouille, seule trace de l'existence de l'armature en fer observée lors de la découverte. Ils portent, sur les trois-quarts de leur circonférence, un décor de douze protubérances hérissées de petits lobes et une boule lisse sur l'autre quart en contact avec le cou. Ils sont enfilés et soudés sur l'extrémité avant de l'une des parties du corps tubulaire. Le tampon externe présente une mortaise rectangulaire tandis que la partie mâle du fermoir est constituée d'un tenon en T surmontant un disque épais enfoncé et soudé dans l'ouverture avant du corps. Cette pièce du fermoir a été réalisée par fonte pleine à cire perdue. Le fermoir à l'arrière est composé d'un long tenon enfoncé et soudé à l'alliage dans l'ouverture de l'un des tubes. Cette tige d'or, de section rectangulaire, est légèrement incurvée pour s'adapter à la courbure du collier. Le tenon, muni d'un orifice percé à la vrille, pénètre dans l'ouverture du tube opposé où il était maintenu par une goupille traversant les deux pièces. Pour fermer le torque, il faut placer les deux parties du corps de façon perpendiculaire, engager le tenon en T du fermoir avant dans la mortaise du tampon, puis remettre les deux arcs dans le même plan pour bloquer le fermoir. Ensuite, il suffit d'enfoncer le tenon du fermoir dorsal dans le tube et de placer la goupille. (Hélène Hautenauve, L'or de Tolosa, p. 134-135).

Image :

© Jean-François Peiré

Musée :

Musée Saint-Raymond