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Amphore attique


Numéro d'inventaire :

26070

Dénomination / Titre / Désignation :

Amphore attique

Date de création / Datation :

510 av. J.-C.

Lieu de création :

Attique

Matière :

terre cuite

Technique :

figures noires ; incisions ; rehauts rouges et blancs

Mesures :

Hauteur en cm : 30,5 ; Diamètre en cm : 19,4

Domaine / Discipline :

archéologie

Situation :

Non exposé

Description :

Amphore à col de petite taille, aux anses trifides légèrement concaves. Système décoratif : sur le col chaîne de palmettes et boutons de lotus très négligés, languettes sur l'épaule, sur le bas de la panse méandre à gauche, frise de boutons de lotus sous arceaux, arêtes rayonnantes, sous les anses grand motif végétal à palmettes et boutons cantonné d'un point. Scènes figurées : A. Scène dionysiaque. Dionysos, barbu et couronné, lève un kéras face à une ménade dansant, à gauche un satyre se contorsionne, à droite un autre satyre tient un kéras. B. Défilé de guerriers. Un homme barbu, couronné, vêtu d'un himation et tenant une lance (ou un bâton ?) est assis sur un diphros. Il est entouré de deux guerriers marchant vers la gauche ; dissimulés derrière leur grand bouclier rond, l'hoplon, ils tiennent une lance, sont coiffés d'un casque corinthien à cimiez sur hampe et portent des cnémides. Des rehauts rouges et blancs soulignent le décor des boucliers, dauphin en épisème à gauche, canthare flanqué de quatre gros points rouges pour celui de droite. Si l'on trouve des scènes de défilés de guerriers dans la céramique attique à figures noires, elles sont moins fréquentes que les scènes de combat, les scènes d'entraînement ou celles comportant des cavaliers. Les deux guerriers portent l'équipement habituel de l'hoplite ; leur cuirasse est dissimulée par leur bouclier sur lequel l'épisème est à la fois décor apotropaïque et signe de reconnaissance. La présence de l'homme plus âgé, assis, présidant au défilé, peut faire référence à une institution de la cité ; mais le lien entre l'image et la matérialité de la vie civique n'est pas aussi précis. C'est plutôt la qualité du citoyen en armes reconnu par le représentant de la cité qu'évoque la scène (voir l'amphore n° 26097). E.U.

Image :

© Jean-François Peiré

Musée :

Musée Saint-Raymond