Retour à la recherche

Judith brandissant la tête d'Holopherne - statue...


Numéro d'inventaire :

1999 2 1

Dénomination / Titre / Désignation :

Judith brandissant la tête d'Holopherne
statuette
modèle original

Auteur :

SEGOFFIN, Victor Joseph Jean Ambroise En savoir plus

Nom : SEGOFFIN
Prénom : Victor Joseph Jean Ambroise
Lieu de naissance : Toulouse
Date de naissance : 1867
Lieu de décès : Toulouse
Date de décès : 1925

Date de création / Datation :

1896

Fonction d'usage :

concours

Matière :

plâtre ; patine ; peinture

Mesures :

Hauteur : 109 ; Largeur : 57 ; Profondeur : 27

Domaine / Discipline :

Sculpture

Situation :

Non exposé

Description :

Le sculpteur toulousain Victor Ségoffin connut le succès dans les années 1900. Une bourse du département lui offrit la possibilité d'intégrer l'École des Beaux-Arts de Paris où il choisit d'étudier dans les ateliers de Cavelier et Barrias, plutôt qu'avec les Toulousains Falguière ou Mercié. Il remporta le prix de Rome en 1897 avec son David vainqueur de Goliath (plâtre au musée des Augustins, cf. Rivet, 1988), peu après avoir présenté ce plâtre de Judith au concours Lemaire, l'un des nombreux concours attaché au cursus des Beaux-Arts. Judith apparaît de face, le visage tourné vers la tête d'Holopherne qu'elle brandit à bout de bras d'une main, tandis que de l'autre elle tient encore son glaive (seule la poignée est conservée) dans un geste théâtral d'un grand dynamisme. La coiffure, ramassée autour du visage de l'héroïne juive vêtue à l'orientale, comme ses larges manches découvrant des bras puissants, accentuent l'impression de force et de froide détermination qui se dégage de Judith, alors que la tête du général vaincu se trouve réduite à une dépouille dérisoire. [...]. Le personnage de Judith connut un regain d'intérêt dans les milieux orientalistes (Judith de Benjamin-Constant, au Metropolitan Museum de New York ou du sculpteur Alfred Lauson, dans les années 1880), offrant un type d'héroïne séduisante et dangereuse car sachant jouer de ses charmes pour mieux perdre les hommes, contrepoint sombre et fatal offert aux multiples jeunes femmes évanescentes de cette fin de siècle. © Toulouse, musée des Augustins - Charlotte Riou, extrait de la notice tirée du catalogue « 25 ans d’acquisitions au musée des Augustins (1985-2009) », 2009.

Image :

© STC - Mairie de Toulouse

Musée :

Musée des Augustins