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Le bienheureux Guillaume de Tolose tourmenté par...


Numéro d'inventaire:

74 1 1 ;

Dénomination / Titre / Désignation:

Le bienheureux Guillaume de Tolose tourmenté par ;
tableau ;

Auteur:

FREDEAU, Ambroise ;En savoir plus

Nom : FREDEAU
Prénom : Ambroise
Lieu de naissance : Paris
Date de naissance : 1589
Lieu de décès : Toulouse
Date de décès : 1673

Date de création / Datation:

1657 ;

Fonction d'usage:

commande ;

Utilisateur / destinataire:

Père Simplicien Saint Martin ;En savoir plus

Nom : Père Simplicien Saint Martin

Lieu d'util. / dest.:

Couvent des Augustins ;

Matière:

toile ;

Technique:

peinture à l'huile ;

Mesures:

Hauteur : 114 ; Largeur : 93 ; Hauteur avec cadre en cm : 127 ; Largeur avec cadre en cm : 106.5 ; Profondeur : 4 ;

Domaine / Discipline:

Peinture ;

Situation:

Non exposé ;

Description:

Daté de 1657, ce tableau de vision hallucinatoire impressionnante, devait être de ceux que le Frère Frédeau peignit, entre 1655 et 1657, pour l'un des réfectoires du couvent des Augustins de Toulouse, à une époque où la cécité naissante commençait à diminuer, voire altérer son activité créatrice. L'inscription apposée en haut à droite, " B GUILLAUME DE TOLOSE ", nous apprend qu'il s'agit d'un bienheureux, le notaire Guillelmus de Tolosa ou Natholosa, entré dans l'ordre et qui mourut dans le couvent de Toulouse en 1369. Le Père Simplicien Saint Martin, Prieur du couvent, qui avait fait entrer Frédeau dans l'ordre en 1640, avait été le biographe du bienheureux, en s'inspirant d'une chronique de Nicolas Bertrand (1515-1517) et c'est lui qui avait dû établir le programme iconographique des tableaux réalisés par Frédeau pour l'un des réfectoires. Malgré l'apparition d'une sorte de flou subtil de la matière et de la couleur, dû à la cécité commençante, comme le souligne M. A. Mousseigne, on reconnaît toutes les caractéristiques formelles de la peinture de Frédeau : coloris chauds sur tonalité majeure soutenue, véhémence des gestes et des attitudes soulignant des compositions éclatées, association d'espaces terrestres et visionnaires dans l'imbrication même du tangible d'ici-bas et de l'objet éprouvé, vécu et imaginé, de la vision. Il y a tout lieu de penser que ce tableau fut celui, déclaré en mauvais état, qui fut remis au maire de Villefranche-de-Lauragais, le 19 mai 1803, pour décorer une église. Comme beaucoup de tels dépôts cette oeuvre disparut à une date inconnue et a reparu dans le commerce parisien, sous le nom d'Antoine Rivalz, en 1973. D'emblée il nous apparut qu'il ne pouvait s'agir de Rivalz et qu'il fallait s'orienter vers Frédeau, ce que confirmait le déchiffrement de la signature, indéniable. © Toulouse, musée des Augustins - Denis Milhau, notice tirée du catalogue « Musée des Augustins 1969-1984 - Nouvelles acquisitions ». ;

Image:

© Photo Daniel Martin ;

Musée:

Musée des Augustins ;