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Amphore panathénaïque


Numéro d'inventaire :

26084

Dénomination / Titre / Désignation :

Amphore panathénaïque

Date de création / Datation :

525-500 av. J.-C.

Lieu de création :

Attique

Matière :

terre cuite

Technique :

figures noires

Mesures :

Hauteur en cm : 27,6 ; Diamètre en cm : 16,5

Lieu de collecte :

Lieu de collecte inconnu : Lieu de collecte inconnu

Domaine / Discipline :

archéologie

Situation :

Non exposé

Description :

Petite amphore panathénaïque caractérisée par le motif décoratif à trois palmetes du col. Scènes figurées : A. Athéna en armes entre deux colonnes doriques surmontées de coqs. B. Scène de concours de pugilistes. À gauche, un homme barbu drapé dans un himation tient un long bâton fourchu ; au centre, deux athlètes nus et barbus luttent, les mains enserrées de lanières ; à droite, un homme nu et barbu assiste à la scène, une lanière à la main. L'amphore panathénaïque est le vase offert comme prix aux concurrents lors de jeux organisés à Athènes en l'honneur d'Athéna. Le peintre a représenté Athéna Promachos, armée, partant pour le combat, les deux colonnes sont les signes de l'espace cultuel, les coqs dressés face à face insistent sur l'esprit de combat qui anime les concours : c'est la combinaison de ces trois signes qui définit la fonction du vase dans son espace géographique et temporel et exalte les valeurs agonales mises en oeuvre lors du concours, dont l'image quasiment "photographique" peut être lue sur l'autre face. C'est ce témoignage que les historiens du sport de l'antiquité lisent dans la scène de pugilat : en présence de l'arbitre qui peut corriger les fautes ou séparer les combattants de sa baguette, les athlètes qui ont enroulé autour de leurs mains et de leurs poignets des lanières de cuir combattent. Replacée dans un corpus de scènes sportives, l'image ne présente pas de différence essentielle par rapport aux nombreuses représentations du pugilat ; cependant, on peut remarquer les deux lignes de points incisés sur l'épaule de l'un des pugilistes et se demander s'il faut y voir la marque d'une cicatrice réelle ou la référence à la geste héroïque - Héraclès porte souvent ce signe sur les représentations de la figure noire -. Hélène Bordier.

Image :

© Jean-François Peiré

Musée :

Musée Saint-Raymond