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Le Christ en croix avec l'orant du cardinal - pa...


Numéro d'inventaire :

49 6 15

Dénomination / Titre / Désignation :

Le Christ en croix avec l'orant du cardinal
panneau double face

Auteur :

anonyme italien du Sud En savoir plus

Nom : anonyme italien du Sud

Date de création / Datation :

1301-1325

Lieu de création :

Naples

Auteur :

Anonyme italien En savoir plus

Nom : Anonyme italien

Rôle de l'auteur :

Ancienne attribution

Date de création / Datation :

1324 entre ; 1334 et

Auteur :

Maestro del codice di San Giorgio En savoir plus

Nom : Maestro del codice di San Giorgio

Rôle de l'auteur :

Attribué à ?

Lieu d'util. / dest. :

Eglise des Jacobins
Cathédrale Saint-Etienne

Matière :

toile ; bois ; matériaux collés l'un sur l'autre

Technique :

tempera

Mesures :

Hauteur : 315 ; Largeur : 173

Domaine / Discipline :

Peinture

Situation :

Exposé

Description :

Ce crucifix bien connu dans la bibliographie toulousaine a refait surface en 1847 à la cathédrale Saint-Etienne de Toulouse et son inventeur, Belhomme, pensait qu’il provenait de cette église. Guilhermy devait affirmer peu de temps après que le panneau provenait des Jacobins, la cathédrale ayant servi de dépôt d’œuvres d’art à la suite de la Révolution. Autrefois, le crucifix double face était situé au-dessus de la porte du chœur de l’église des Jacobins, matérialisant la séparation entre les frères et les fidèles, l’œuvre étant visible des deux côtés. Les dimensions imposantes du crucifix, sa position centrale dans une église aussi importante que les Jacobins, la personnalité du cardinal Godin sont autant d’éléments qui éclairent sur l’ambition de cette commande qui ne peut être le fait que du cardinal lui-même. Guillaume Godin est l’un des grands prélats de l’époque. Originaire de Bayonne, il fut nommé cardinal en 1312 avec le titre de Santa Cecilia di Trastevere et devint évêque de Sabina en 1317. Il fut l’instigateur des importants travaux de réaménagement des Jacobins à partir de 1312. Son lieu de résidence principal était la cour d’Avignon. Le type du crucifix biface est caractéristique de l’art florentin. Seul un peintre toscan actif dans cette ville et connaissant les nouveautés siennoises peut être l’auteur de ce tableau. Or entre la fin des années 1320 et 1340, vivait dans l’entourage du prélat italien Jacopo Stefaneschi un peintre que l’on désigne sous le nom de Maestro del Codice di San Giorgio ou Maître du Codex de saint Georges. Le corpus de cet artiste témoigne des influences mêlées de Giotto et de Simone Martini, évidentes dans notre Crucifix. La ressemblance entre le Christ du revers du tableau de Toulouse et celui du Crucifix des Cloisters de New York attribué à cet artiste est tout à fait frappante. © Toulouse, musée des Augustins - Axel Hémery, extrait de la notice tirée du catalogue « La peinture italienne au musée des Augustins », 2003.

Image :

© Photo Daniel Martin

Musée :

Musée des Augustins